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Pigeon Ramier : gestion des populations migratrices
   
Chapitre II : évolution des pratiques


Évolution de la pression de chasse:
Pour mieux comprendre l'augmentation des prélèvements, il est nécessaire de comparer ce qui se passait dans un passé pas très lointain avec les pratiques actuelles.


Longs migrants transpyrénéens : en France.

Avant 1940

Les palombes n'intéressaient pratiquement que les chasseurs du quart Sud-ouest de la France. Les premières palombières survolées se trouvaient toutes au Sud de la Garonne. Les palombes étaient soit capturées aux filets (pantes), 
soit le plus souvent, tirées posées dans les arbres après avoir été attirées par des appelants. Les palombières non munies de filets étaient appelées jouquets.

En montagne, les palombes étaient prises à l'aide de filets verticaux (pantières), soit tirées au fusil depuis des cabanes, copiées sur les jouquets de plaine et beaucoup moins nombreuses qu’aujourd’hui.

Dans toute la région ou existait une tradition marquée de chasse à la palombe, ces oiseaux étaient également tirées à l'affût sous les arbres où elles se reposaient et s'alimentaient.

La chasse se déroulait essentiellement en octobre puis dans une moindre mesure pendant le retour en mars.

 

Actuellement

Non seulement le nombre de palombières s'est accru dans les régions où cette chasse est un élément de la culture locale, mais encore la pratique de la chasse avec appelants a gagné la quasi totalité du territoire national.

En plaine, l'équipement des palombières s'est considérablement amélioré. Pour faire face aux difficultés de pose, le nombre d'appelants utilisé par installation a très nettement augmenté dans les régions de chasse traditionnelle.

En montagne, si les pantières ont bien du mal à se maintenir, le nombre de cabanes s'est accru considérablement et surtout, une "tradition récente de tir au vol" s'est répandue : Des postes de tir sont loués sur toutes les crêtes un tant soit peu intéressantes. Partout, des pistes ont été aménagées pour en faciliter l'accès.

Avec la quasi disparition du petit gibier sédentaire, la palombe est devenu un gibier de substitution tiré en toute occasion.

Pendant la migration de retour, à l'image de ce qui se produit en octobre dans les Pyrénées, les pigeons sont tirés au vol sur les crêtes privilégiées par le passage.

Cependant, la chasse en mars ne se pratique plus que sous couvert de destruction de nuisibles.

La SOFFRES estimait pour 1993-1994 le prélèvement effectué dans le Sud-ouest sur ces migratrices à environ 932.500 oiseaux.

Longs migrants transpyrénéens : en Espagne et au Portugal.

Avant 1940

Le niveau de vie étant très bas dans ces deux pays, il n'y avait pratiquement aucune pression de chasse en hivernage.

Actuellement

Le niveau de vie des chasseurs de ces deux pays a largement rattrapé celui des français et beaucoup s'adonnent à la chasse de la palombe pendant l'hiver.

La valeur commerciale de l'oiseau a été mise à profit pour organiser des chasses touristiques ouvertes aux chasseurs étrangers. Les prélèvements atteignent des sommets. On estimait il y a quelques années le nombre de captures pratiquées sur la Péninsule pendant l'hivernage à environ 1 million d'oiseaux.

Moyens migrants et erratiques. ( en France)

Avant 1940:

Dans les régions où la chasse des palombes était très ancrée dans la culture locale, dès que la fructification des arbres permettait un hivernage, les oiseaux étaient chassés, y compris aux filets pendant tout le temps où leur présence le permettait. Ailleurs, le pigeon n'était qu'un gibier de seconde classe tiré après la fermeture du perdreau et du lièvre.

Faute de temps libre et de capacités pécuniaires suffisantes, la pression de chasse était dans l'ensemble assez modérée.

Actuellement

Dans le Sud-ouest, la culture du mais ayant régularisé l'hivernage dans les régions où la chasse à la palombe est très ancrée, les oiseaux hivernants sont soumis à une très forte pression.

Des palombières prétendument traditionnelles implantées à proximité des champs de mais réalisent de véritables hécatombes entre l'arrivée des premières hivernantes et la fermeture de la chasse filets (20 novembre).

Ensuite, des prélèvements importants sont réalisés au fusil pendant tout l'hiver par une multitude de chasseurs.

Ailleurs en France : comme dans le cas des migratrices, l'intérêt suscité par cet oiseau est à l'origine d'une pression de chasse beaucoup plus importante qu'autrefois, et ce, sur l'ensemble du territoire.

L'enquête SOFFRES portant sur la saison 1993-1994 estime le prélèvement d'hivernantes du grand Sud-ouest à environ 886.000 palombes. (754.577 à 1.017.895).

 

 

 

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