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Pigeon Ramier : gestion des populations migratrices
   
Chapitre IV : mesures proposées


Un glossaire correspondant aux notes du chapitre est situé en bas de page.

Avertissement : Dans un tel dossier, personne ne détient la Vérité, il semble toutefois qu'il faille s'acheminer vers des mesures multiples dont le cumul pourrait avoir un effet significatif. Celles proposées ci-dessous ont été imaginées par un chasseur de palombes connaissant bien la problématique des chasses en palombières de Gascogne. Elles ne sont pas indolores.

Il ne s'agit pas définir des dogmes mais de trouver des solutions évolutives capables d'inverser la courbe démographique des populations de pigeons, dans l'intérêt de ceux qui auront à consentir des sacrifices (dont l'auteur lui même, qui aimerait lui aussi se passer de restrictions…)

I- Touchant le temps de chasse :

1)  Mesures durables concernant à la fois la gestion et l'éthique :

a) Arrêt de toute chasse ou destruction pendant la migration de retour des longs migrants (du 20 février au 10 avril). Cette mesure relevant à la fois de l'éthique et de la gestion aurait pour effet de préserver des oiseaux sortis victorieux des épreuves de l'automne et de l'hiver. Elle épargnerait des reproducteurs à court terme qui ont, faut-il le rappeler, une valeur biologique bien supérieure pour l'espèce que les oiseaux chassés à l'automne dont une forte proportion est appelée à disparaître avant le printemps [1].

b) Arrêt des destructions en période de reproduction. Cette mesure n'épargnant que des sédentaires n'aurait pas d'impact sur les longs migrants mais représenterait un symbole fort pour les chasseurs du Sud-ouest qui ne peuvent comprendre comment on peut détruire à l'époque des nids un oiseau si précieux…

Ces deux mesures pourraient être utilement combinées dans un retrait pur et simple du pigeon ramier de la liste des oiseaux susceptibles d'être classés nuisibles par les préfets.

2) Mesures provisoires  pour une période de trois ans.

a) Limitation de la durée de chasse à 1 mois sur toutes les zones.

Dans les départements où la chasse à la palombe se fait pendant la migration, une ouverture retardée au 20 octobre permettrait, une année moyenne, à près de la moitié des grandes migratrices de passer sans être chassées. 
Une telle mesure présenterait en outre l'avantage de soulager temporairement les pigeons colombins beaucoup plus sensibles aux appelants que les palombes et dont les populations migratrices sont victimes d'un quasi génocide cynégétique pendant la chasse à la palombe. 

L'ouverture de la chasse en palombières pourrait se faire du 20/10 au 20/11, à condition toutefois de limiter par des mesures complémentaires appropriées, les prélèvements effectués par les grosses installations situées près des maïs. Après cette période la chasse à la palombe serait fermée, ce qui aurait pour effet d'épargner les oiseaux moyens migrants à hivernage aquitain.

Dans les autres régions de France, la période de chasse pourrait ne concerner que l'hivernage et se dérouler du 20/11 au 20/12, épargnant ainsi la totalité du flux de longs migrants et soulageant les moyens migrants hivernant en France d'une part importante des prélèvements.

En Espagne et au Portugal une réduction similaire du temps de chasse à 1 mois (du 20/11 au 20/12) épargnerait un nombre non négligeable de longs migrants en hivernage.

II- Touchant le contrôle des prélèvements :

a) Vente des pigeons ramiers tués en France interdite. (Pour les 10 pantières pyrénéennes dont l'aspect culturel et folklorique est indéniable et où la vente des prises est actuellement la seule ressource permettant de couvrir les frais en personnel, une solution de rechange devra être recherchée, y compris sous forme de subventions versées par diverses collectivités locales ou cynégétiques, ou sous forme de dérogation strictement limitée à ce mode de capture.)

b) Tenue d'un carnet de prélèvements et limitation des prises, PMA de 100 oiseaux par palombière au maximum et de 25 par chasseur et par saison. (révisable au bout de trois ans en fonction de l'évolution de la situation des populations) [2]

III- Touchant les espaces.

En montagne : Au choix ouverture de couloirs sans chasse ou espacement des postes de tir (pas de postes à moins de 150m les uns des autres. 2 chasseurs au maximum par poste, 1 fusil par chasseur.)

En plaine : Augmentation des surfaces mises en réserve pendant la période d'hivernage.

IV- Touchant les modes de chasse et les moyens mis en œuvre ( Limitation de la puissance des installations) :

1) Partout.

Interdiction du tir des oiseaux posés par terre.

(cette mesure permettrait d'éviter des abus couramment constatés sur les pigeons en hivernage. Elle concernerait non seulement le tir sur les champs et les prairies, mais également le tir sous bois d'oiseaux descendus au sol à la recherche de glands et de faines).

2) Dans les 5 départements concernés par la chasse traditionnelle et qui bénéficient d'un arrêté spécifique pour la capture à l'aide de filets (à savoir : Gers, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques).

a) Abandon des apports récents[3] non traditionnels.

Pas d'appelants volants ou semi-volants sur fil, ni de mécanismes électriques.

Pour les chasses aux filets : Pas de volières près des sols. Piouquey [4] et courriou [5] traditionnels seuls autorisés dans les zones de chasse situées à moins d’1 kilomètre de toute culture de maïs d’une superficie supérieurs à 10 hectares d’un seul tenant.

b) Limitation de l'usage des appelants.

Sud-ouest
Départements de chasse traditionnelle

Pour la chasse en palombière traditionnelle aux filets, 16 appelants dans les arbres au maximum si chasse se pratique sans aucun fusil, 10 appelants si des oiseaux sont également tirés au fusil.

Pour la chasse au fusil en palombière, dans les zones de tradition ancestrale, 10 appelants au maximum.

Appelants réservés exclusivement aux pratiques traditionnelles. Pas de tir au vol avec appelants.

c) Limitation du nombre de sols [6] équipés de ressorts :

Pour la chasse aux filets, le nombre de sols équipés de ressorts pourrait être ramené à un. Néanmoins, le nombre de filets surnuméraires actionnés uniquement à l'aide de "tirasses[7]", sans ressorts ni élastiques, pourrait être de deux.

d) Harmonisation des réglementations.

Dans la mesure où les cinq départements concernés bénéficient d'une dérogation permettant des pratiques traditionnelles, il serait élémentaire que toutes les chasses de plaine aux filets soient soumises aux mêmes règles, en terme de périodes et moyens autorisés.

3) Dans les départements limitrophes.

Pas de création de nouvelle installation (recensement).

4 appelants au maximum par installation. Appelants de l’espèce pigeon domestique seuls autorisés.

Pas de tir au vol avec appelants [8], appelants réservés au tir posé depuis une cabane au sol ou surélevée.

4) En dehors de ces zones.

Appelants interdits pendant la période de migration.


Sud-ouest. 
Départements limitrophes.

V- Mesures concernant la période d'hivernage [9] en France et plus spécifiquement dans le Sud-ouest :

Après le 20 novembre, chasse uniquement à l'approche sous bois. Affût sous abri interdit, appelants interdits.

 

Glossaire

 

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