Communiqué de presse
du 13 août 2001
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Les uns après les autres, les arrêtés d’ouverture anticipée de la chasse au gibier d’eau tombent sous les recours d’associations de protection de la nature.
Cette situation de crise résulte malheureusement en grande partie de la stratégie de Fort Chabrol adoptée dès 1998 par les dirigeants cynégétiques français.
Lors des différents réunions de concertation chasseurs-protecteurs organisées par le Ministère de l’Environnement, l’Association Nationale pour une Chasse Écologiquement Responsable (ANCER), suivie en cela par les représentants des grandes associations de protection de la nature (LPO et FNE), avait proposé une date consensuelle d’ouverture au gibier d’eau sur le Domaine Public Maritime, à savoir le 15 août. Mais, campés sur des positions archaïques et ne voulant rien concéder, MM. Daillant et Pouget, représentants officiels de l’Union Nationale des Fédérations Départementales de Chasseurs et de l’Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau, se sont systématiquement opposés à toute tentative de juste compromis, qui aurait pu épargner à la chasse française les avatars d’aujourd’hui.
L’ANCER dénonce donc fermement cette attitude obtuse qui a conduit à l’impasse actuelle.
Mais l’ANCER tient également à souligner le caractère tout aussi condamnable de la guérilla contentieuse menée sans relâche par certaines associations protectionnistes à l’encontre des chasseurs de l’hexagone. Ne trompant plus personne quant aux objectifs réels poursuivis, ces agissements dévoilent au grand jour une conception des rapports de Homme-Nature d’où la chasse serait irrémédiablement exclue. Ce qui, bien entendu, relève d’un manichéisme intolérable, et a pour regrettable conséquence de faire le jeu des chasseurs les plus extrémistes.
Le Bureau,
13 août 2001